<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Linéaris &#187; Blog</title>
	<atom:link href="http://www.linearis.fr/blog/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.linearis.fr</link>
	<description>Agence web Linéaris, Mulhouse, Alsace</description>
	<lastBuildDate>Thu, 22 Dec 2011 07:42:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0.5</generator>
		<item>
		<title>Les &#171;&#160;lois&#160;&#187; de l&#8217;esprit</title>
		<link>http://www.linearis.fr/les-lois-de-lesprit/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/les-lois-de-lesprit/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 09:37:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design interactif]]></category>
		<category><![CDATA[Veille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1624</guid>
		<description><![CDATA[Les vendeurs d&#8217;appareils d&#8217;eye tracking ont beaucoup oeuvré ces dernières années pour nous faire accepter que la méthode scientifique pouvait nous aider à designer les interfaces. A grands coups d&#8217;études spectaculaires, chiffres à l&#8217;appui,  ils nous ont démontrées que nous lisons en &#171;&#160;F&#160;&#187;, et que nous regardions les yeux des gens sur les photos. Grand bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-1625 alignnone" title="800px-Reading_Fixations_Saccades" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2011/12/800px-Reading_Fixations_Saccades-560x420.jpg" alt="" width="560" height="420" /></p>
<p>Les vendeurs d&#8217;appareils d&#8217;eye tracking ont beaucoup oeuvré ces dernières années pour nous faire accepter que la méthode scientifique pouvait nous aider à designer les interfaces.</p>
<p>A grands coups d&#8217;études spectaculaires, chiffres à l&#8217;appui,  ils nous ont démontrées que nous lisons en &laquo;&nbsp;F&nbsp;&raquo;, et que nous regardions les yeux des gens sur les photos.</p>
<p>Grand bien leur fasse.</p>
<h2>La Science VS la Technique</h2>
<p>Je ne vais pas ici remettre en question la valeur scientifique indiscutable de cet outil et des découvertes qui ont ou être réalisées grâce à lui.</p>
<p>Cependant, on peut se demander si <strong>découvrir des lois permet de les contrôler</strong>. Et surtout, dans quels cas. Nul doute que la découverte des lois physiques à autorisé les hommes à s&#8217;affranchir de la démarche proto-empirique (&laquo;&nbsp;par tatonnement&nbsp;&raquo;, dirions nous). Et certainement, la compréhension des effets qui modifient nos comportements sont à la base de notre compréhension du fonctionnement de l&#8217;esprit humain. On guérit même certains troubles grâce à leur découverte.</p>
<p>Mais les sciences sont descriptives. Le physicien ne crée pas le réacteur nucléaire. C&#8217;est le technicien (ingénieur) qui tire parti des découvertes pour façonner une machine reproduisant certaines des lois.</p>
<p>Pour l&#8217;esprit, c&#8217;est encore plus radical : <strong>aucune reproduction n&#8217;est possible</strong>. On ne peut qu&#8217;assister au spectacle de l&#8217;esprit. Connaître les lois fondamentales de la perception humaine ne transforme pas un psychologue ou un neurologue en manipulateur des esprits. Tout au plus peut-on influencer, voire corriger par une longue répétition consentie.</p>
<h2>Le fantasme du marketing scientifique</h2>
<p>Le discours scientifique est très à la mode dans le marketing, notamment grâce à la mode du &laquo;&nbsp;neuromarketing&nbsp;&raquo;. Cette discipline toute neuve a envahi les labos de recherche des grandes entreprises et à même réussi à faire quelques découvertes. Mais toujours, elles sont restées à l&#8217;état de simples constats, dont l&#8217;utilité est restée en débat. Quel intérêt de découvrir que les clients de Kellog&#8217;s sont attirés par la couleur jaune du paquet ? N&#8217;en serait-il pas de même s&#8217;il était bleu ? Et s&#8217;ils préfèrent le jaune, est ce parce que c&#8217;est jaune ou parce qu&#8217;ils reconnaissent leur marque préférée à cette couleur ? On pourrait le vérifier, mais pas besoin d&#8217;eye tracking ou d&#8217;IRM. Rien de nouveau sous le soleil scientifique, rien de nouveau dans les promesses du marketing.</p>
<h2>Appliquer les lois</h2>
<p>Les bonimenteurs jouent sur une confusion et un argument d&#8217;autorité. Ce dernier affirme : &laquo;&nbsp;je suis scientifique, je suis légitime, et irréfutable par un non-scientifique&nbsp;&raquo;. Certes, mais puis-je me permettre de souligner la confusion qui est entretenue entre :</p>
<ul>
<li>D&#8217;une part le fait scientifique : l&#8217;eye-tracking permet de découvrir des lois générales de la vision humaine.</li>
<li>D&#8217;autre part la prédiction pseudo-scientifique : l&#8217;eye-tracking permet de garantir (prédire) des comportement particuliers.</li>
</ul>
<p>Nul besoin d&#8217;être scientifique pour contester la dernière affirmation, qui est un problème de philosophie des sciences très vivace : les sciences descriptives sont dépendantes de l&#8217;observation, et leur description est partielle (même pour un positiviste, elle est partielle tant qu&#8217;elle n&#8217;est pas complète, ce qui est loin d&#8217;être le cas). L&#8217;eye tracking &laquo;&nbsp;marketing&nbsp;&raquo; peut au mieux édicter des lois particulières pour une interface particulière. Autant dire que de particulier en particulier on tombe dans le singulier, soit l&#8217;inverse du significatif.</p>
<p>Connaitre l&#8217;esprit humain ne sert-il donc à rien pour un designer ? Il est sûr qu&#8217;un doctorat en sciences cognitive n&#8217;est d&#8217;aucune aide pour devenir un designer, et qu&#8217;on ne peut juger de la qualité d&#8217;une interface que sur pièce, prototype ou produit fini. Cependant, les observations empiriques cumulées ont permis de connaître les grandes erreurs à éviter, et un le test utilisateur d&#8217;interfaces homme-machines par des observateurs qualifié a prouvé sa fiabilité pour améliorer le taux d&#8217;échecs.</p>
<p>Il est aujourd&#8217;hui <em>criminel</em> pour un designer web ou logiciel de ne pas connaitre ces sujets, c&#8217;est une question de culture générale, et de compétence.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/les-lois-de-lesprit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le bon design</title>
		<link>http://www.linearis.fr/le-bon-design/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/le-bon-design/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 08:53:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1581</guid>
		<description><![CDATA[En 2009 j&#8217;avais écrit un article intitulé &#171;&#160;less is less&#160;&#187; pour balancer un peu contre le principe devenu proverbial de Mies Van der Rohe et son affreux &#171;&#160;less is more&#160;&#187;. Si ce  principe peut avoir ses qualité, et si s&#8217;en réclamer doctrinalement peut être un choix pour les designers, il ne garantit en rien le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">
<p>En 2009 j&#8217;avais écrit un article intitulé &laquo;&nbsp;<a href="http://www.linearis.fr/less-is-less/">less is less</a>&nbsp;&raquo; pour balancer un peu contre le principe devenu proverbial de Mies Van der Rohe et son affreux &laquo;&nbsp;less is more&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Si ce  principe peut avoir ses qualité, et si s&#8217;en réclamer doctrinalement peut être un choix pour les designers, il ne garantit en rien le &laquo;&nbsp;succès&nbsp;&raquo; d&#8217;un design. Pire, croire que cette affirmation gratuite possède un fondement objectif nous ramène à la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Querelle_du_coloris">querelle du dessin contre la couleur</a>, qui fit trembler les murs de l&#8217;académie en 1673.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, mon petit doigt me dit que tout le monde va redécouvrir <a href="http://designmuseum.org/design/dieter-rams">Dieter Rams</a>, un designer qui officia chez Braun et réalisa quelques uns des plus grands succès de la marque dans les années 60 et 70. Et bien, ce designer excellent par ailleurs, s&#8217;est rendu coupable d&#8217;avoir établi les lois du &laquo;&nbsp;bon design&nbsp;&raquo;  !</p>
<div id="attachment_1589" class="wp-caption alignnone" style="width: 340px"><img class="size-full wp-image-1589   " style="margin-top: 15px; margin-bottom: 15px;" title="dieter_rams_speakers" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2011/10/103_3Lg.jpg" alt="" width="330" height="330" /><p class="wp-caption-text">Hauts parleurs par Dieter Rams en 1960</p></div>
<ol>
<blockquote>
<li>Le bon design est innovant</li>
<li>le bon design rend un produit utile</li>
<li>le bon design est esthétique</li>
<li>le bon design rend un produit compréhensible</li>
<li>le bon design est discret</li>
<li>le bon design est honnête</li>
<li>le bon design est indémodable</li>
<li>le bon design est précis dans ses moindre détails</li>
<li>le bon design est respectueux de l&#8217;environnement</li>
<li>le bon design comporte aussi peu de design que possible.</li>
</blockquote>
</ol>
<p>Cette liste doit beaucoup au &laquo;&nbsp;less is more&nbsp;&raquo; et à &laquo;&nbsp;Dieu est dans les détails&nbsp;&raquo;, du même Mies van der Rohe. Mais elle est PIRE ! Et ses conséquences sont TRAGIQUES : ces lois sont <strong>enseignées</strong> ! oui, enseignées ! Pas comme une vision d&#8217;un homme, qui se serait donné des règles pour coller à ses croyances ou se poser en arbitre des élégances. Non, elles sont enseignées. Et des étudiants en design sortent de leur école persuadés qu&#8217;ils ont là une connaissance qui serait une sorte de compétence.</p>
<p>Des professionnels débattent tous le jours entre eux pour vérifier l&#8217;accointance de leur création avec chacune des règles. Des prix sont décernés selon ces critères !</p>
<p>Je n&#8217;ai pas envie de décortiquer ces 10 phrases. J&#8217;adhère à certaines. A d&#8217;autre, jamais. Je passe rapidement sur le flou qui entoure l&#8217;usage du terme &laquo;&nbsp;esthétique&nbsp;&raquo; dans ce contexte. J&#8217;attire seulement votre attention sur l&#8217;insistance à répéter le mot &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo;. A moins de convoquer Platon, je ne vois aucun fondement raisonnable qui permette de s&#8217;assurer que quelque chose est bon. J&#8217;aime autant vous dire que je ne suis pas platonicien.</p>
<p>En fin de compte, c&#8217;est la couleur qui a gagné en 1673, et une explosion de baroque, de maniérisme, de grotesque et de rococo  a inondé l&#8217;Europe. Je rêve que cela arrive au graphisme un jour.</p>
<div id="attachment_1595" class="wp-caption aligncenter" style="width: 510px"><img class="size-full wp-image-1595 " style="margin-top: 15px; margin-bottom: 15px;" title="le viol d'Europe" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2011/10/rape_eur.jpg" alt="" width="500" height="417" /><p class="wp-caption-text">Le viol d&#39;Europe. </p></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/le-bon-design/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La ringardisation d&#8217;internet</title>
		<link>http://www.linearis.fr/la-ringardisation-dinternet/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/la-ringardisation-dinternet/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Sep 2011 08:16:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Veille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1572</guid>
		<description><![CDATA[Internet rejoint la télé dans les canaux responsables de l&#8217;abrutissement général. LA mode à venir, c&#8217;est d&#8217;affirmer son indépendance vis à vis d&#8217;internet, comme il est de bon ton de ne pas regarder la télé. Par exemple, cette vidéo prophétique qui dénonce ironiquement la surconnectivité et l&#8217;addiction aux réseaux d&#8217;information, de communication, ou sociaux : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Internet rejoint la télé dans les canaux responsables de l&#8217;abrutissement général. LA mode à venir, c&#8217;est d&#8217;affirmer son indépendance vis à vis d&#8217;internet, comme il est de bon ton de ne pas regarder la télé.</p>
<p>Par exemple, cette vidéo prophétique qui dénonce ironiquement la surconnectivité et l&#8217;addiction aux réseaux d&#8217;information, de communication, ou sociaux :<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="560" height="315" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/UowVsL3dXjM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/v/UowVsL3dXjM?version=3&amp;hl=fr_FR&amp;rel=0" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p>Le ton est digne des pamphlets les plus alarmistes sur les dégâts censés être causés par la télévision, notamment sur le cerveau de nos enfants. Il est utile de rappeler que l&#8217;exposition télévision, si elle a pu faire l&#8217;objet d&#8217;études démontrant une action sur le cerveau, est loin d&#8217;avoir démontré sa dangerosité. Tout dépend du sens qu&#8217;on donne à cette action.</p>
<p>Quand à l&#8217;abrutissement des masses, qui serait favorisé par la télévision, et maintenant internet, ne disais-t-on pas la même chose du journalisme à sa naissance (<em>L&#8217;éducation sentimentale</em> de Flaubert est un exemple connu comme témoignage de l&#8217;opinion négative des lettrés sur ce nouveau &laquo;&nbsp;genre&nbsp;&raquo;). Et avant le journalisme, les livres et fascicules à 2 sous que vendaient les colporteurs, étaient eux mêmes accusé de milles maux. En cherchant un peu, je crois même me rappeler que les textes de l&#8217;antiquité accusaient les joueurs d&#8217;osselets, alanguis toute la journée à s&#8217;affronter à ce jeu dérisoire, étant pointés comme exemples de fainéantise intellectuelle.</p>
<p>Je me fustige moi même assez souvent quand je passe trop de temps à me laisser happer par le flux continu qu&#8217;offre le réseau, mais pourquoi fustiger le réseau ? La paresse intellectuelle est une menace brandie par les élites lorsqu&#8217;elles sont trop sûres de leur hégémonie sur la connaissance. La connaissance &laquo;&nbsp;valable&nbsp;&raquo;, bien sûr.</p>
<p>Pour finir, un contre-exemple démontrant que le meilleur est à attendre d&#8217;un réseau d&#8217;information universel : la revue scientifique Jstor <a href="http://about.jstor.org/participate-jstor/individuals/early-journal-content">ouvre son contenu</a> gratuitement. Et rejoint ainsi le projet initial du web de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee">Tim Berners Lee</a>, créer une vaste bibliothèque partagée de tous les savoirs.</p>
<p>Alors ? Ringard internet ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/la-ringardisation-dinternet/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La Comic Sans, police la plus utilisable</title>
		<link>http://www.linearis.fr/la-comic-sans-police-la-plus-utilisable/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/la-comic-sans-police-la-plus-utilisable/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2011 07:50:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design interactif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1556</guid>
		<description><![CDATA[Le labo d&#8217;ergonomie de Google claironne avoir démontré &#171;&#160;scientifiquement&#160;&#187; que la Comic Sans designée par Vincent Connare pour Microsoft est celle qui apporte les meilleurs taux de conversion ! Preuve à l&#8217;appui, deux captures d&#8217;écran d&#8217;une étude d&#8217;eye tracking : Ce poisson d&#8217;avril est passé relativement inaperçu. Il faut dire qu&#8217;on voit fleurir tant d&#8217;âneries [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le labo d&#8217;ergonomie de Google claironne avoir démontré &laquo;&nbsp;scientifiquement&nbsp;&raquo; que la <span style="font-family: comic sans ms, serif; font-weight: bold;"> Comic Sans designée par <a href="http://www.connare.com">Vincent Connare</a> pour Microsoft</span> est celle qui apporte les meilleurs taux de conversion !</p>
<p>Preuve à l&#8217;appui, deux captures d&#8217;écran d&#8217;une étude d&#8217;eye tracking :</p>
<p><a href="http://www.google.com/landing/csfe/"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1557" title="comic" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2011/04/comic-560x219.png" alt="" width="560" height="219" /></a></p>
<p>Ce <a href="http://www.google.com/landing/csfe/">poisson d&#8217;avril </a>est passé relativement inaperçu.</p>
<p>Il faut dire qu&#8217;on voit fleurir tant d&#8217;âneries sur l&#8217;utilisabilité, l&#8217;eye tracking, les méthodes quantitatives &laquo;&nbsp;data driven&nbsp;&raquo; ou le &laquo;&nbsp;storytelling&nbsp;&raquo; qu&#8217;on est plus à l&#8217;abri de penser avoir affaire à de vraies élucubrations par de vrais hurluberlus !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/la-comic-sans-police-la-plus-utilisable/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Curators, la relève des community managers</title>
		<link>http://www.linearis.fr/curators-la-releve-des-community-managers/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/curators-la-releve-des-community-managers/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 10:41:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Veille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1539</guid>
		<description><![CDATA[Le curator, c&#8217;est quoi ? Alors que  &#171;&#160;community manager&#160;&#187; s&#8217;éteint, 2011 voit apparaître un nouveau métier bidon : curator. Un commissaire d&#8217;exposition ! un conservateur de musée ou de bibliothèque ! Oui. C&#8217;est comme ça qu&#8217;on traduit &#171;&#160;curator&#160;&#187; en français. Mais pas sur le web. Le &#171;&#160;content curator&#160;&#187; n&#8217;est pas chargé de gérer des collections [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le curator, c&#8217;est quoi ?</h2>
<p>Alors que  &laquo;&nbsp;community manager&nbsp;&raquo; s&#8217;éteint, 2011 voit apparaître un nouveau métier bidon : <strong>curator</strong>.</p>
<p>Un <strong>commissaire d&#8217;exposition</strong> ! un <strong>conservateur</strong> de<strong> musée</strong> ou de <strong>bibliothèque</strong> !</p>
<p>Oui. C&#8217;est comme ça qu&#8217;on traduit &laquo;&nbsp;curator&nbsp;&raquo; en français. Mais pas sur le web. Le &laquo;&nbsp;content curator&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas chargé de gérer des collections de contenus. Il n&#8217;a aucune connaissance en sciences de l&#8217;information, aucune en bibliothéconomie. Il n&#8217;a pas  de compétence en conservation des données, en classement, en mise en valeur ou récolement.</p>
<h2>Il fait quoi ?</h2>
<p>Sur le web, un &laquo;&nbsp;curator&nbsp;&raquo;, c&#8217;est quelqu&#8217;un qui suit l&#8217;info sur les blogs et twitter, et qui remet un résumé détaillé des trucs qu&#8217;il fallait pas louper pour être dans le coup. Ca peut être le dernier plugin jQuery à la mode, la nouvelle trouvaille SEO du jour, ou la vidéo rigolote de chatons dont tout le monde va parler à machine à café.</p>
<div id="attachment_1545" class="wp-caption aligncenter" style="width: 570px"><img class="size-medium wp-image-1545" title="schema-americain" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2011/01/schema-americain-560x372.jpg" alt="" width="560" height="372" /><p class="wp-caption-text">OUAAAH, un schéma américain de curator gagnant-gagnant !</p></div>
<h2>C&#8217;est pas comme veilleur ?</h2>
<p>Attention à pas confondre avec veilleur, hein ! Le veilleur, lui, il <strong>travaille</strong> sur un sujet d&#8217;importance stratégique, il trace l&#8217;information visible, enquête sur l&#8217;invisible, ne se limite pas au web, recoupe les infos avec d&#8217;autres sources, et dégage non pas des tendances, mais une<strong> information toute neuve</strong> faite par lui même avec ses petites mains.</p>
<p>Point de cela chez le &laquo;&nbsp;curator&nbsp;&raquo;.</p>
<p>On peut prendre la définition de veilleur et la copier coller à curator : tout y est déjà. Il suffit juste de virer un grand paquet de compétences de fonctions , de tâches et de responsabilités.<br />
Le curator, c&#8217;est un peu le &laquo;&nbsp;reader&#8217;s digest&nbsp;&raquo; d&#8217;une équipe de veilleur. Je pense qu&#8217;ils doivent avoir une utilité réelle dans une dizaine de boites d&#8217;intelligence économique dans le monde, qui ont vraiment une tripotée de veilleurs professionnels sous leur ordres, et qui ont eu besoin d&#8217;attribuer à quelqu&#8217;un la fonction de synthèse documentaire.</p>
<p>Pour les autres&#8230; J&#8217;ai la sensation que tous les glandeurs qui passent leur journée sur twitter vont s&#8217;imaginer qu&#8217;ils sont des curators en puissance.</p>
<p>Et il se trouvera des farfelus pour tenter de vendre ça comme une prestation. C&#8217;est vraiment une tendance aujourd&#8217;hui : il y a un vrai besoin dans les entreprises de se faire conseiller n&#8217;importe quoi par le premier venu, surtout s&#8217;il ne s&#8217;exprime que par anglicismes. On a eu les <strong>coachs</strong>, puis les <strong>community managers</strong>, maintenant on a les <strong>curators</strong>.</p>
<p>Pourquoi pas. Mais encore faut-il avoir <strong>quelque chose</strong> à cocher, à manager, a curatorer !</p>
<p>Ça n&#8217;est pas parce qu&#8217;on a des visiteurs ou des clients qu&#8217;il y a une communauté. En 2010 tout le monde était community manager. Alors que c&#8217;est un métier hyper spécialisé, la tâche de webmasters dédiés à la communauté d&#8217;un site, mais des <strong>gros</strong>, au moins doctissimo ou linternaute, sinon carrément facebook.</p>
<p>Le fabricant de râpes à fromage du coin n&#8217;a pas besoin de manager sa<strong> communauté de râpeurs de fromages</strong>, et encore moins d&#8217;un curateur de catalogues de lames anti-bactériennes. Ni d&#8217;une synthèse mensuelle sur l&#8217;univers de la râpe et sa réception chez les utilisateurs de robots multifonctions. Si il y a un mensuel de la râpe, on peut aussi s&#8217;abonner pour la même chose.</p>
<h2>Question subsidiaire : curator = journaliste ?</h2>
<p>Non plus.</p>
<h2>Mais alors à quoi ça sert ?</h2>
<p>A en parler parce que tout le monde en parle. Comme Loft Story en son temps. Regardez, même moi j&#8217;en parle. Et la prochaine fois que je fais un article sur de nouveaux outils, je dirais que c&#8217;est ma synthèse de curation. Et je la partagerai avec vous, ma communauté de lecteurs !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/curators-la-releve-des-community-managers/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Prototypage : outils et méthode</title>
		<link>http://www.linearis.fr/prototypage-outils-et-methode/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/prototypage-outils-et-methode/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Jan 2011 09:09:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design interactif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1427</guid>
		<description><![CDATA[Le prototype : un brouillon virtuel La définition la plus réduite du prototype est celle du brouillon. Celui-ci n&#8217;est pas forcément graphique, il peu s&#8217;agir d&#8217;un sommaire, d&#8217;une typologie, d&#8217;une pile de fiche organisée en rubrique&#8230; Il est toujours profitable pour  éviter les  erreurs ou les surprises de se représenter la tâche à accomplir. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2>Le prototype : un brouillon virtuel</h2>
<p>La définition la plus réduite du prototype est celle du <strong>brouillon</strong>. Celui-ci n&#8217;est pas forcément graphique, il peu s&#8217;agir d&#8217;un sommaire, d&#8217;une typologie, d&#8217;une pile de fiche organisée en rubrique&#8230;</p>
<p>Il est toujours profitable pour  éviter les  erreurs ou les surprises de <strong>se représenter</strong> la tâche à accomplir. Et finalement l&#8217;effort de coucher ses idées sur un support visuel permet de mettre ses idées en concurrence, et ainsi mettre à l&#8217;épreuve la vision &laquo;&nbsp;naïve&nbsp;&raquo; que l&#8217;on pouvait avoir d&#8217;une solution à un problème donné.</p>
<p>Le prototype est un brouillon d&#8217;interface. Il peut concerner l&#8217;ensemble des écrans qui la compose, ou se réduire à un élément spécifique (formulaire, fenêtre de dialogue etc). On en trouve à tous niveaux de finition et de fidélité au produit final.</p>
<h2>Différents types de prototypes</h2>
<h3>Le scénario d&#8217;utilisation ou &laquo;&nbsp;workflow&nbsp;&raquo;</h3>
<p>On expose les parcours auxquels sont confrontés les utilisateurs. C&#8217;est plus souvent un outil de recherche, mais on peut l&#8217;utiliser comme brouillon pour poser rapidement quelques bases.</p>
<p><img class="alignnone" title="workflow" src="../wp-content/uploads/2010/12/workflow.jpg" alt="" width="598" height="205" /></p>
<h3>Le zoning</h3>
<p>Un simple schéma des zones principales de l&#8217;écran avec leurs fonction. L&#8217;ancêtre de tous les prototypes.</p>
<p><img class="size-full wp-image-1441 alignnone" title="zoning" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/zoning-e1291906883304.jpg" alt="" width="461" height="273" /></p>
<h3>Le fil de fer ou &laquo;&nbsp;mockup&nbsp;&raquo;</h3>
<p>Un croquis rapide réalisé sur papier ou dans un logiciel. Le niveau de détail accordé dépend de la méthode de travail choisie et de l&#8217;avancement dans le projet.</p>
<p style="text-align: left;"><img class="size-full wp-image-1437 alignnone" title="mockup" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/mockup.jpg" alt="" width="467" height="354" /></p>
<h3>Le prototype interactif cliquable</h3>
<p>Le degré ultime du prototype. Je l&#8217;utilise quand mes interlocuteurs ont des difficultés à se représenter l&#8217;interface, ou pour mettre au clair toutes les fonctionnalités et leurs interactions.</p>
<p><img class="size-full wp-image-1438 alignnone" title="prototype" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/prototype.jpg" alt="" width="483" height="389" /></p>
<h2>Créer et manipuler des concepts.</h2>
<p>Les avantages du prototype sont méthodologiques et stratégiques</p>
<ul>
<li>Vos brouillons vous permettent de réfléchir vite et raturer sans regret.</li>
<li>Quand vous assemblez les contraintes et les contenus d&#8217;un écran, vous découvrez sous un jour nouveau les conflits et contradictions qui n&#8217;apparaissaient pas.</li>
<li>Vos objectifs utilisateurs et clients mis en concurrence créent de nouvelles problématiques.</li>
<li>Les stratégies que vous aviez imaginées se voient enrichies par de nouvelles possibilités.</li>
</ul>
<p>Il ne s&#8217;agit pas ici de créer des documents de référence, à partir desquels on pourrait par exemple établir un cahier des charges ou chiffrer un projet. C&#8217;est une documentation de recherche provisoire.</p>
<h2>Quand prototyper ?</h2>
<p>Toujours ! Mais pas de la même façon, et pas toujours jusqu&#8217;au bout.</p>
<p>Il est intéressant de savoir s&#8217;arrêter sur un résultat incomplet quand on reconnaît honnêtement que sans une proposition du graphiste ou sans confronter la faisabilité avec le développeur (même si vous êtes vous même ces personnes!), il n&#8217;est plus possible d&#8217;avancer. Surtout que cela évite les contradictions de principe. (voir à ce sujet mon article &laquo;&nbsp;<a title="article conception d'interface : la part du désordre" href="http://www.linearis.fr/concevoir-une-interface-la-part-du-desordre/">La part du désordre</a>&nbsp;&raquo; ).</p>
<p>Toutes les techniques que j&#8217;ai présenté ne sont pas obligatoires. On saura faire un choix selon les projets et les objectifs. Le prototype interactif est par exemple souvent une mauvaise idée pour des interfaces riches avec des interactions avancées. On risque de passer plus de temps à coder le prototype que l&#8217;interface.</p>
<h2>Quel outil choisir ?</h2>
<p>Du papier, un crayon et des ciseaux peuvent suffire dans tous les cas. Mais pour travailler vite, garder une trace des versions et présenter quelque chose de montrable à un client (quand c&#8217;est nécessaire), un logiciel de prototypage est bienvenu.</p>
<p>Il en existe un grand nombre et je ne vais pas les lister tous, je vous recommande simplement celui que j&#8217;utilise : <a title="Balsamiq Mockups" href="http://balsamiq.com/products/mockups" target="_blank">Balsamiq Mockup</a>s.</p>
<p><a href="http://balsamiq.com/products/mockups"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1503" title="Balsamiq Mockup, outil de prototypage rapide" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/components-560x316.png" alt="" width="560" height="316" /></a></p>
<p>Pour 79$ en version desktop, il n&#8217;est vraiment pas cher (à comparer aux 589$ d&#8217;Axure), il est très complet et bénéficie d&#8217;amélioration constantes. Je ne suis pas convaincu par les solutions plus évoluées, qui font perdre en efficacité, ou qui génèrent de la documentation. Un outil pour chaque tâche.</p>
<p>Les raccourcis clavier permettent de travailler à la vitesse de l&#8217;éclair, on peut lier les mockups ensemble, créer des composants réutilisables (un menu par ex.). Bref,<em> un must-have</em> !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/prototypage-outils-et-methode/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Combien de caractères sur une ligne ?</title>
		<link>http://www.linearis.fr/combien-de-caracteres-sur-une-ligne/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/combien-de-caracteres-sur-une-ligne/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 13 Dec 2010 10:03:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Webdesign]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1453</guid>
		<description><![CDATA[On a l&#8217;habitude de considérer que la longueur d&#8217;une ligne ne doit pas excéder 60 caractères. C&#8217;est une habitude héritée des conventions de l&#8217;impression. Les études réalisées sur la lisibilité confirment que pour un paragraphe, la longueur optimale est de la longueur de 2 fois l&#8217;alphabet. Cela vaut bien sûr pour des pages de textes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a l&#8217;habitude de considérer que la longueur d&#8217;une ligne ne doit pas excéder <strong>60 caractères</strong>. C&#8217;est une habitude héritée des conventions de l&#8217;impression.</p>
<p>Les études réalisées sur la lisibilité confirment que pour un paragraphe, la longueur optimale est de la longueur de <strong>2 fois l&#8217;alphabet</strong>. Cela vaut bien sûr pour des pages de textes ou des paragraphes, pas pour des lignes seules.</p>
<p>Cependant il est difficile de savoir si cette lisibilité est optimale pour des raisons cognitives ou si les habitudes de lectures se sont habituées à cette norme, attendant le retour à la ligne à cette longueur.</p>
<p><a href="http://www.allapis.com/Line-length.html"><img class="size-full wp-image-1456 alignright" style="border: 3px solid black;" title="paragraphes" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/paragraphes.jpg" alt="" width="386" height="358" /></a>Sur les pages d&#8217;un roman,  c&#8217;est assez simple, tous les textes ont la même largeur physique. Mais sur un magazine, et sur une site web plus complexe ?</p>
<p>Si les colonnes de texte changent, ne serait-il pas judicieux de changer également la taille de police pour conserver la lisibilité optimale ? Dans l&#8217;exemple ci-contre, la colonne la plus étroite est à 360px pour un corps de 12px, la plus large à 630px pour un corps de 21px.</p>
<p>12px, c&#8217;est petit mais encore lisible. 21px s&#8217;approche des tailles de titrages.</p>
<hr style="clear: both; visibility: hidden;" />Cet exemple est tiré de l&#8217;article de Vladimir Career :  &laquo;&nbsp;<a href="http://www.vcarrer.com/2010/12/line-length-and-font-size-relation-in.html?utm_source=feedburner&amp;utm_medium=feed&amp;utm_campaign=Feed%3A+CarrerBlog+%28Carrer+Blog%29&amp;utm_content=Netvibes" target="_blank">Line length  and Font Size relation in design</a>&laquo;&nbsp;. Il est parti d&#8217;une base de colonne de 480px pour un corps de 16px dont il se sert pour ses mise en page. Le corps 16px est en effet le plus recommandé dans les normes d&#8217;accessibilité, et 60caractères en 16px occupent plus ou moins 480px. Les polices n&#8217;ont bien sûr pas toutes la même taille relative ni la même lisibilité, des ajustements sont possibles.</p>
<p>Cela ne résout pas le problème le plus courant : combien de caractère pour une colonne moins large mais de même corps ?</p>
<p>Pour cela, l&#8217;oeil, l&#8217;expérience, et éventuellement des tests auprès d&#8217;utilisateurs, sont les seuls à permettre une réponse. Essayer beaucoup, s&#8217;inspirer des solutions anciennes, expérimenter c&#8217;est la méthode la plus fiable.</p>
<p>Je trouve personnellement mon compte dans ces ouvrages :</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Composition-mise-page-Gavin-Ambrose/dp/2350171701/ref=pd_bxgy_b_img_a"><img title="51IcWpt8xEL._SL500_SS100_" src="../wp-content/uploads/2010/12/51IcWpt8xEL._SL500_SS100_.jpg" alt="" width="100" height="100" /></a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Composition-mise-page-Gavin-Ambrose/dp/2350171701/ref=pd_bxgy_b_img_a">Composition et mise en page,</a></p>
<p>Ambrose et Harris,Ed. Pyramid. La partie web est trop sommaire, mais l&#8217;ensemble est très instructif.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Typographie-lettre-page-Jacques-Bracquemond/dp/2212126212/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1291973716&amp;sr=1-1"><img class="alignnone size-full wp-image-1467" title="41YrN-IRbdL._SL500_SS100_" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/41YrN-IRbdL._SL500_SS100_.jpg" alt="" width="100" height="100" /></a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Typographie-lettre-page-Jacques-Bracquemond/dp/2212126212/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;qid=1291973716&amp;sr=1-1">Typographie, la lettre, le mot, la page</a>,</p>
<p>Jaque Braquemont et Jean-Luc Dusong, Ed. Eyrolles. Tous les fondamentaux dans le détail.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Typographie-guide-pratique-Damien-Gautier/dp/2910565165/ref=cm_lmf_img_6_rsrssi0"><img class="alignnone size-full wp-image-1466" title="41GHDZAFQNL._SL500_SS100_" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/41GHDZAFQNL._SL500_SS100_.jpg" alt="" width="100" height="100" /></a></p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/Typographie-guide-pratique-Damien-Gautier/dp/2910565165/ref=cm_lmf_img_6_rsrssi0">Typo-graphie, guide pratique</a>,</p>
<p>Damien Gautier,Ed. Pyramyd. J&#8217;y ai appris les bases.</p>
<p>Pour conclure, comprenez bien qu&#8217;il n&#8217;existe pas de vérité objective en ergonomie. On ne peut faire que des préconisations générales (ce à quoi devraient servir les normes ergonomiques qui sont des recommandations). Des observations générales sur l&#8217;utilisabilité peuvent s&#8217;avérer fausses ou contre productives selon les contextes.</p>
<p>N&#8217;écoutez pas les gens qui vous disent qu&#8217;on lit une page en<strong> &nbsp;&raquo; F &laquo;&nbsp;</strong>. Jamais.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/combien-de-caracteres-sur-une-ligne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Présence sur internet : une idée fausse</title>
		<link>http://www.linearis.fr/presence-sur-internet-une-idee-fausse/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/presence-sur-internet-une-idee-fausse/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Dec 2010 08:52:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Veille]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1411</guid>
		<description><![CDATA[Le site Marsouin.org publie les résultats de son enquête statistique sur les usages d&#8217;internet. L&#8217;occasion de vérifier à quel point l&#8217;importance de la pénétration d&#8217;internet et des réseaux sociaux dans les habitudes de la population française est surestimée par les professionnels du secteur. L&#8217;équipement n&#8217;est pas l&#8217;utilisation Si 70% des foyers français sont équipés d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le site Marsouin.org publie les résultats de <a title="usages internet" href="http://www.marsouin.org/spip.php?article385">son enquête statistique</a> sur les usages d&#8217;internet. L&#8217;occasion de vérifier à quel point l&#8217;importance de la <strong>pénétration d&#8217;internet</strong> et des réseaux sociaux dans les habitudes de la population française est <strong>surestimée</strong> par les professionnels du secteur.</p>
<h2>L&#8217;équipement n&#8217;est pas l&#8217;utilisation</h2>
<p>Si <a title="Mediametrie GfK, &quot;Référence des Equipement Multimedia&quot;" href="http://www.mediametrie.fr/comportements/communiques/reference-des-equipements-multimedias-deux-fois-plus-d-equipes-netbooks-en-un-an.php?id=350">70% des foyers français sont équipés d&#8217;un ordinateur</a>, cela ne signifie pas qu&#8217;ils soient actifs sur internet, et encore moins qu&#8217;ils soignent leur présence sur internet.</p>
<p>Le tableau suivant nous apprend notamment que 70% des internautes ne sont pas actifs sur  les réseaux sociaux (comme le prédisait mon<a title="Mythes et réalité des réseaux sociaux" href="http://www.linearis.fr/mythes-et-realites-des-reseaux-sociaux/"> article</a> de l&#8217;an dernier) !</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-1412" title="statistiques usage internautes" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/12/satistiques-usages-internautes.png" alt="" width="500" height="369" /></p>
<p>Dans les grandes lignes, on apprend également que l&#8217;utilisation des moyens de communication offerte par internet décroit avec l&#8217;âge (sans surprise), mais aussi que la fracture numérique bénéficie aux plus éduqués, qui prennent l&#8217;habitude de chercher de l&#8217;information et de remplir des tâches administratives sur internet.</p>
<p>Ce qui est plus encourageant dans les conclusions de l&#8217;enquête, c&#8217;est le constat que les citoyens engagés dans des associations ont un usage plus important que la moyenne de communication et de partage d&#8217;information sur internet. La promesse utopique de la société de l&#8217;information est encore vivante.</p>
<h2>Une utilisation commerciale discutable</h2>
<p>Le discours ambiant des professionnels du web serait plutôt à l&#8217;enthousiasme permanent dans les conclusions de ses prétendues enquêtes. Peut être faut-il insister sur la différence entre une synthèse de chiffres récoltés sans vérification de sources ni corrélation des résultats et une étude menée sur le terrain avec prudence et rigueur.</p>
<p>Les &laquo;&nbsp;gourous&nbsp;&raquo; du marketing web particulièrement friands d&#8217;amalgames faciles. On voit pondre livres blancs et conférences citant des sources farfelues ou décontextualisées, gonflant la montée en puissance de tel ou tel phénomène (hier les blogs, aujourd&#8217;hui les réseaux sociaux, demain la réalité augmentée&#8230;).</p>
<p>Le pendant à cet enthousiasme est un <strong>alarmisme</strong> surjoué qui sert d&#8217;argument de vente.</p>
<ul>
<li>Vous ne faites pas encore de ecommerce ? Les achats sur internet progressent de ..% par an !</li>
<li>Vous n&#8217;avez pas de page Facebook ? Comment voulez vous séduire les ..% d&#8217;internautes qui y sont présents ?</li>
<li>Vous n&#8217;avez pas encore d&#8217;application mobile ? Vous allez frustrer les ..% de &laquo;&nbsp;mobinautes&nbsp;&raquo; équipés !</li>
<li>etc</li>
</ul>
<p>Que des éléments parasites gagnent leur vie en profitant de la naïveté de clients mal renseignés est une chose. Mais nous, professionnels du web, devons apprendre à trier nos sources et à vérifier la pertinence de ce que suggèrent les tendances.</p>
<p>En bons professionnels d&#8217;un secteur technologique, nous nous devons de nous tenir à jour et conseiller à  nos clients de faire de même. Mais la prudence s&#8217;impose, d&#8217;autant plus qu&#8217;en tant qu&#8217;utilisateurs avancés et quotidiens du web, nous avons du mal à nous faire une image juste de la réalité des pratiques.</p>
<p>Conseiller une stratégie doit se faire en adéquation avec l&#8217;observation de l&#8217;activité du client.</p>
<ul>
<li>Le ecommerce doit se penser en fonction des capacités du client à l&#8217;assumer ou de sa force concurrentielle.</li>
<li>Décider de développer une application mobile devrait être motivé par la découverte d&#8217;une demande réelle.</li>
<li>Telle stratégie marketing sur des réseaux pour tel message n&#8217;est  utile que sur certaines tranches d&#8217;âges de telle culture pour telle circonstance.</li>
<li>etc</li>
</ul>
<h2>Professionnels, apprenez la méfiance</h2>
<p>Il est temps pour nous de remettre en question les faiseurs de tendance. Certains ont le don de m&#8217;exaspérer, parmi les plus populaires. Généralités, faux scoops, analyses à l&#8217;emporte pièce&#8230; Énoncer des énormités avec aplomb et suffisance est devenu le gagne pain de trop de fumistes bien organisés médiatiquement.</p>
<p>Pire : certains se sont crus experts et produisent eux même des chiffres ou des analyses sans méthode ni connaissance des problématiques épistémologiques que soulève toute recherche. Le résultat est souvent risible, mais il est lu, et parfois seule la conclusion est relayée, en 140 caractères. Redoutable.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/presence-sur-internet-une-idee-fausse/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Concevoir pour l&#8217;utilisateur : atteindre, servir, satisfaire</title>
		<link>http://www.linearis.fr/concevoir-pour-lutilisateur-atteindre-servir-satisfaire/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/concevoir-pour-lutilisateur-atteindre-servir-satisfaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Nov 2010 10:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design interactif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1299</guid>
		<description><![CDATA[&#171;&#160;Concevoir pour l&#8217;utilisateur&#160;&#187; est une lapalissade. Une interface est un dispositif produit dans le contexte de l&#8217;activité humaine, elle est le lieu de l&#8217;interaction entre la machine et l&#8217;homme. Certaines interactions se passent d&#8217;interfaces, comme les API qui permettent de faire communiquer des machines ou des programmes entres eux. En réalité on conçoit toujours une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;<strong>Concevoir pour l&#8217;utilisateur</strong>&nbsp;&raquo; est une lapalissade.</p>
<p>Une interface est un dispositif produit dans le contexte de l&#8217;activité humaine, elle est le lieu de l&#8217;<strong>interaction entre la machine et l&#8217;homme</strong>. Certaines interactions se passent d&#8217;interfaces, comme les API qui permettent de faire communiquer des machines ou des programmes entres eux.</p>
<p>En réalité<strong> </strong>on conçoit<strong> <span style="text-decoration: underline;">toujours</span></strong> une <strong>interface</strong> pour l&#8217;<strong>utilisateur</strong>.</p>
<h2>Atteindre l&#8217;utilisateur</h2>
<p>&laquo;&nbsp;Concevoir pour l&#8217;utilisateur&nbsp;&raquo; est une formule dont les bonnes  intentions ne semblent pas contestables à première vue. Pourtant, son  application peut recouvrir deux acceptations  selon que l&#8217;on conçoive  pour :</p>
<ol>
<li><strong>Capter l&#8217;attention de l&#8217;utilisateur,</strong></li>
<li><strong>Répondre au besoin de l&#8217;utilisateur.</strong></li>
</ol>
<p>L&#8217;objectif est différent. La méthode aussi. On ne rend pas service à un utilisateur impliqué dans une tâche en le démobilisant pour stimuler son intérêt sur un autre sujet. Ça,<strong> c&#8217;est le travail de la publicité</strong>.</p>
<p>Que la publicité ou le référencement attirent les visiteurs sur un site est évidemment un impératif indiscutable. En contrepartie du nouvel intérêt dans lequel est impliqué son <strong>attention</strong>, votre visiteur va demander que vous teniez vos promesses.</p>
<p>Par exemple en lui vendant un produit dont il a besoin, en lui offrant un renseignement important, en lui présentant un service ou une activité répondant au besoin ou désir que votre exposition a suscité.</p>
<h2>Servir l&#8217;utilisateur</h2>
<p>Cependant la mode actuelle dans le métier veut qu&#8217;il faille <strong>retenir le visiteur</strong> à tout prix ! Et pour ça on va une nouvelle fois <strong>capter son attention</strong> au lieu de satisfaire la promesse.</p>
<p>Toute une batterie de lieux communs est déployée pour donner l&#8217;illusion que l&#8217;information est de qualité. En réalité, quel que soit le professionnalisme appliqué, nul ne peut transformer un bavardage inutile en information pertinente.</p>
<div id="attachment_1377" class="wp-caption alignleft" style="width: 231px"><img class="size-full wp-image-1377  " title="old-newspaper" src="http://www.linearis.fr/wp-content/uploads/2010/11/old-newspaper.jpg" alt="maquette journal XIXe siècle" width="221" height="384" /><p class="wp-caption-text">maquette d&#39;un journal au XIXe siècle</p></div>
<p>Les premières maquettes de journaux ressemblaient à certains sites web   aujourd&#8217;hui : des sommes de textes sans guides, sans espace, sans   structure. Et pourtant, ils étaient lus. Si ces maquettes ont évolué depuis, cela doit nous faire comprendre que l&#8217;<strong>utilité</strong> est la condition première d&#8217;adoption d&#8217;un outil.</p>
<p>Fournir des repères de navigation,  aérer le design, ajouter des visuels hors sujet ou baliser les contenus de caractères gras ne changera pas l&#8217;essentiel : votre utilisateur se tape du blabla, rempli des formulaires d&#8217;inscription inutile, effectue des tâches secondaires pour lui jusqu&#8217;à peut être abandonner ses efforts.</p>
<p>S&#8217;assurer que les informations  sont bien dans la page ne  suffit pas. Si concevoir pour l&#8217;utilisateur se résume à  lui fourguer  les   information en s&#8217;assurant qu&#8217;il ne manque de rien, alors on est  plus   dans le service mais dans le remplissage.</p>
<h2>Satisfaire le besoin</h2>
<p>Rendre un service, c&#8217;est bien, mais encore faut-il que vos utilisateurs en viennent à bout, et que s&#8217;ils y parviennent, ce ne soit pas avec un sentiment de frustration.</p>
<p>Plutôt que capter, on cherchera à<strong> guider l&#8217;attention</strong>.  L&#8217;interface doit conserver l&#8217;attention des utilisateurs pour les aider à  satisfaire la tâche qu&#8217;ils sont en train de réaliser. Les seuls motifs de démobilisation doivent être les alertes, quand elles sont nécessaires.</p>
<p>Ce n&#8217;est pas qu&#8217;une question de déontologie. Le designer ne sert jamais les intérêts de<strong> l&#8217;utilisateur</strong> au détriment de ceux de<strong> son client</strong>. Réaliser des ventes, obtenir des contacts, remplir des objectifs de visibilité, les priorités des projets doivent toujours être respectés. Ils font que le projet existe.</p>
<p>Privilégier une efficacité de façade est contre productif à moyen terme.   Les utilisateurs restant sur leur faim n&#8217;utilisent vos services que   parce qu&#8217;ils non pas trouvé ailleurs, ou pas trouvé mieux. Ça viendra.   Et ils partiront.</p>
<p>C&#8217;est pourquoi l&#8217;architecture de l&#8217;information, sa répartition et sa présentation doivent être pensée <strong>en amont</strong>, en relation étroite avec les contraintes associées aux tâches utilisateur, à l&#8217;origine des contenus, à sa mise à jour et son exploitation future.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/concevoir-pour-lutilisateur-atteindre-servir-satisfaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le UX Design expliqué au Docteur Watson</title>
		<link>http://www.linearis.fr/le-ux-design-explique-au-docteur-watson/</link>
		<comments>http://www.linearis.fr/le-ux-design-explique-au-docteur-watson/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 06:42:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Maël Poulain</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design interactif]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.linearis.fr/?p=1262</guid>
		<description><![CDATA[Lorsqu&#8217;il s&#8217;installe un peu par hasard avec Sherlock Holmes, le Dr Watson essaye de comprendre à quel curieux travail s&#8217;adonne son colocataire, qui semble avoir des connaissances très précises dans certains domaines, et être ignorant dans d&#8217;autres pourtant normalement associés. Ainsi il s&#8217;étonne de le voir posséder des connaissances en anatomie mais aucune en médecine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;il s&#8217;installe un peu par hasard avec Sherlock Holmes, le Dr Watson essaye de comprendre à quel curieux travail s&#8217;adonne son colocataire, qui semble avoir des connaissances très précises dans certains domaines, et être ignorant dans d&#8217;autres pourtant normalement associés.</p>
<p>Ainsi il s&#8217;étonne de le voir posséder des connaissances en anatomie mais aucune en médecine. Il dresse un tableau des compétences <strong>éclectiques et inégale</strong> de Sherlock Holmes:</p>
<blockquote>
<ol>
<li>Connaissances en littérature : nulles.</li>
<li>Connaissance en philosophie : nulles.</li>
<li>Connaissances en astronomie : nulles.</li>
<li>Connaissance en politique : faible.</li>
<li>Connaissance en botanique : inégales. Calé sur la belladone, l&#8217;opium, et les poisons en général. Ne connait rien en jardinage.</li>
<li>Connaissance en géologie : pratiques, mais limitées. Sait reconnaître en un seul coup d&#8217;œil différentes espèces de sols [...].</li>
<li>Connaissances en chimie : profondes.</li>
<li>connaissance en anatomie: précises, mais sans vision d&#8217;ensemble.</li>
<li>connaissance en littérature à sensation : immense. Il semble tout savoir dans le moindre détail de toutes les horreurs perpétrées au cours de ce siècle.</li>
<li>joue bien du violon.</li>
<li>Est expert à la canne, à la boxe et en escrime.</li>
<li>A une bonne connaissance pratique du droit anglais.</li>
</ol>
<p><em>(in &laquo;&nbsp;Les aventures de Sherlock Holmes&nbsp;&raquo;, Traduction  d&#8217;Eric Wittersheim, Omnibus)</em></p></blockquote>
<p>Le docteur Watson ignore encore que loin d&#8217;être un in indécrottable dilettante, son compagnon est en réalité un <strong>expert en criminologie</strong>.</p>
<p>Cette science naissante et méconnue doit piocher dans les autres disciplines ce qui fonde sa future axiomatique. En pionnier, il doit <strong>adapter les méthodes à sa propre pratique</strong>, et ne se penche vraiment que sur ce qui lui sera utile. Aussi doit-il faire seul son enseignement, ce qui notamment en anatomie lui vaudra la mauvaise réputation de battre les cadavres avec une canne. Comment des médecins de l&#8217;époque pouvaient-ils imaginer qu&#8217;il cherchait à savoir quelles marques forment les coups donnés après la mort ?</p>
<h2>Le cabinet de curiosité du XXI<sup>ème</sup> siècle</h2>
<p><strong>Le design d&#8217;expérience utilisateur</strong> est une discipline naissante qui vit les mêmes incompréhension et souffre des lacunes de sa jeunesse. Sa définition même est sujette à discussion au sein de la communauté professionnelle, et le corpus de connaissance qui la compose ainsi que son champ d&#8217;application sont l&#8217;objet de débats sans fin entre les partisans d&#8217;écoles concurrentes.</p>
<p>Enfin quand je dis école, je ne parle pas d&#8217;établissements scolaires, car il n&#8217;existe aujourd&#8217;hui qu&#8217;un demi-douzaine de formations contenant expressément les termes <strong>&laquo;&nbsp;UX design&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;User Experience Design&nbsp;&raquo;</strong>, et bien entendu elles ne se trouvent pas en France. Quelques formations courtes existent ici où là, ou quelques heures sont dispensées dans les universités ou écoles de design, indifféremment à des ergonomes, des graphistes, des archivistes&#8230;</p>
<p>Précisément ce sont des personnes issues de ces disciplines qui se tournent vers le UX design et tentent collectivement de l&#8217;inventer. Ses ancêtres immédiats, l&#8217;architecture de l&#8217;information et le design d&#8217;interaction, ont fini par être absorbée comme des sous-genre de l&#8217;UX design. Ainsi l&#8217;éclectisme est-il de mise avec des profils diamétralement opposés. Les graphistes, qui sont des artistes, côtoient des ergonomes, qui sont des scientifiques, des informaticiens, qui sont des techniciens, et enfin des documentalistes et archivistes. Tous parlent pourtant de la même chose.</p>
<h2>La boîte à outil du designer</h2>
<p>Les parcours sont variés, mais les compétences se doivent d&#8217;être  communes. Si elles ne sont pas encore entièrement définies ni  délimitées, et malgré l&#8217;absence de consensus général, je peux au moins  donner une liste &laquo;&nbsp;watsonienne&nbsp;&raquo; des connaissances et compétences que je  juge nécessaires.</p>
<p>Voici les disciplines dans lesquelles nous piochons ce qui nous intéresse et ce à quoi nous nous limitons :</p>
<h4>Sciences de l&#8217;information</h4>
<p>Ici on est dans les indispensables. Savoir identifier et organiser l&#8217;information est la base de l&#8217;architecture de l&#8217;information. Il faut être capable d&#8217;organiser de grands ensemble aussi bien que des micro interactions, ce qui suppose de savoir manipuler les concepts essentiels de la bibliothéconomie et de certains concepts plus généraux des sciences de l&#8217;information.</p>
<p>L&#8217;architecture de l&#8217;information est une étape clé du design de l&#8217;expérience. Les taxonomies qui structurent les contenus et règlent leur trouvabilité reposent sur la maîtrise et la compréhension de ce qu&#8217;est l&#8217;information, ce qu&#8217;est une information, et surtout des stratégies de restitution de l&#8217;information. Nous devons par exemple pouvoir choisir entre des indexations basés sur des métadonnées,  des ontologies ou des thésauri.</p>
<h4>Epistémologie</h4>
<p>S&#8217;interroger sur ce que l&#8217;homme peut savoir et par quels moyens il acquiert la connaissance plus ou moins immédiate des choses. C&#8217;est la moindre des choses quand on prétend travailler sur l&#8217;acquisition d&#8217;information chez nos utilisateurs. Qu&#8217;elle soit au cœur des contenus comme pour un article de Wikipédia ou anecdotique et éphémère comme pour la mémorisation d&#8217;entrées à saisir dans un formulaire.</p>
<p>L&#8217;épistémologie des sciences retient aussi l&#8217;attention d&#8217;une discipline qui peine à se définir, même si elle n&#8217;est pas une science. Cependant les méthodes validées par les sciences pour découvrir des preuves valides ont toute notre attention !</p>
<p>Bergson, Bachelard, et pourquoi pas Kant et même Spinoza peuvent nous aider à appréhender la connaissance et les systèmes. Encore une fois, on ne fera que piller une petite partie sans s&#8217;inquiéter du reste  (mais il n&#8217;est pas interdit d&#8217;en lire plus !).</p>
<h4>Logique</h4>
<p>De manière très générale et sans rentrer dans les mathématique, quelques notions ne font pas de mal. La théorie des ensembles est constamment mise en application lors des inventaires de contenus et leur structuration, sans avoir besoin de la connaître, dans le sens ou ontologies, identités et sémantique sont confrontés. Un peu de culture générale ne faisant jamais de mal et améliorant la pratique, j&#8217;en fait un indispensable.</p>
<p>Par ailleurs, qui a déjà dessiné un diagramme représentant un cas utilisateur peut deviner que la compréhension des mécanismes de la logique est un plus pour éviter de faire percevoir une interaction comme un paradoxe ou une contradiction.</p>
<h4>Psychologie</h4>
<p>Des connaissances &laquo;&nbsp;Holmesques&nbsp;&raquo; sont requises. Avoir une solide compréhension du fonctionnement de la cognition humaine sans avoir à être psychologue. Un peu comme l&#8217;anatomie sans la médecine. Nous n&#8217;avons pas pour vocation à étudier la psyché humaine, aussi demandons nous simplement aux psychologue ou aux neurologues de nous faire part de leur découvertes afin de nous éclairer sur les mystères du comportement humain face à une interface homme-machine.</p>
<h4>Ergonomie</h4>
<p>Discipline médicale, l&#8217;ergonomie a pour mission de protéger l&#8217;homme au travail, et plus généralement de veiller à ce que les outils utilisés par l&#8217;homme soient agréables, efficaces et sans danger. Nous sommes concernés par l&#8217;ergonomie des interfaces homme-machines (IHM) et devons posséder en la matière des connaissances solides. Il ne nous appartient pas de juger de l&#8217;ergonomie de de notre travail, mais de la concevoir en visant l&#8217;ergonomie optimale. Pour ce faire, il faut connaitre et pratiquer un certain nombre de méthodes des ergonomes (et non pas appliquer des conseils glanés ça et là sur les blogs d&#8217;ergonomes ou de consultants prétendument experts).</p>
<p>La confusion qui règne entre ergonomie et UX design vient peut être de là : les ergonomes ont longtemps, et sont encore souvent, en charge de la création des interfaces, réalisant par là un travail de designer. Certains s&#8217;y découvrent une vocation et viennent remplir peu à peu les rangs des designers UX. De la même manière que les graphistes ou le développeurs.</p>
<h4>Sociologie</h4>
<p>De la même manière que pour la psychologie, seuls les résultats publiés par les sociologues nous concernent, et encore, de manière très ciblée. Dans le même esprit, on aura toute utilité à recevoir de la part du marketing les données sur les clients de l&#8217;entreprise commanditaire.</p>
<h4>Histoire de l&#8217;art</h4>
<p>Les écrans ne doivent pas être notre seule perspective. Le design a une histoire ancienne qui s&#8217;inscrit dans l&#8217;histoire de l&#8217;art en général, et bien souvent des solutions à des problèmes fonctionnels ont été abordé bien avant nous, et parfois mieux. A nous de savoir les transposer sur nos supports modernes.</p>
<p>Par exemple, la typographie est un sujet en pleine ébullition du fait des limites des écrans, et surtout des navigateurs web, et de l&#8217;évolution soudaine des possibilités en la matière.</p>
<p>Je dirais que des connaissances générales dans les arts appliqués et une un intérêt plus prononcé pour le design graphique sont un plus.</p>
<h4>Histoire des sciences et des techniques</h4>
<p>C&#8217;est une évidence : connaître l&#8217;évolution de l&#8217;informatique et de ses interfaces permet de savoir d&#8217;où l&#8217;on vient et de comprendre où l&#8217;on va. Il est par contre interdit de sortir de sa neutralité et de clamer la supériorité de tel ou tel fabricant à la mode.</p>
<h4>Informatique</h4>
<p>Savoir utiliser un ordinateur. Cela semble une évidence, mais apparemment pas tant que ça. Disons le franchement : nous sommes dans une ère de développement du web, et être capable de comprendre un peu de HTML est aussi indispensable au designer UX que bien connaître les propriété des matériaux pour le designer industriel.</p>
<p>Je crois qu&#8217;on ne peut pas discuter avec les développeurs d&#8217;un projets sans comprendre leur contraintes ni être capable d&#8217;argumenter ses choix.</p>
<h2>Le métier de designer UX</h2>
<p><strong>Cette liste ne représente pas le métier</strong>. Le design de l&#8217;expérience utilisateur se dessine principalement à travers le travail de prototypage et de la création de l&#8217;interface. Vous pouvez voir par exemple un résumé du travail effectué <a href="http://www.linearis.fr/voreal/">sur ce site</a>. Mais comme Sherlock Holmes, notre mission est d&#8217;<strong>enquêter</strong> avant de tirer des conclusion, de raisonner à partir de présupposés<strong> fiables</strong>, et de suivre une <strong>méthode</strong>.</p>
<p>Nous sommes encore à l&#8217;heure des pionniers, aussi nous faut il apprendre la théorie d&#8217;autres disciplines que la notre. Et il faut bien le reconnaitre, nous n&#8217;avons encore que peu à apporter aux autres (à l&#8217;exception notable de l&#8217;architecture de l&#8217;information, déjà établie et enseignée dans quelques universités, et qui tend à se confondre comme une composante de l&#8217;expérience utilisateur, comme nous l&#8217;avons dit plus haut).</p>
<h2>Comment acquérir ces connaissances ?</h2>
<p><strong>Premièrement en maintenant une veille permanente</strong>. Attention, suivre des douzaines de flux RSS ne sert à rien. La plupart des blogs ou magazine n&#8217;abordent ces sujets que de manière superficielle, que ce soit parce qu&#8217;ils couvrent des généralité, ou parce qu&#8217;ils ne veulent pas dévoiler trop leur méthodes. De toutes façons on a vite la sensation de toujours lire les mêmes articles.</p>
<p><strong>Il faut lire beaucoup</strong>. Sur tous les sujets évoqués plus haut. Ça demande de nombreux efforts et une bonne partie de travail en autodidacte, et ça coute un peu cher aussi. On ne trouve pas d&#8217;ouvrages sur l&#8217;analyse des tâches en ergonomie à la bibliothèque. Lire l&#8217;anglais est également indispensable.</p>
<p>Il n&#8217;existe aucune formation en France. On pourrait presque dire dans le monde, mais ça ne serait pas exact. Certaines écoles ou université incluent des cours sur l&#8217;architecture de l&#8217;information, sur l&#8217;ergonomie et le design interactif dans leur programmes. Mais rien d&#8217;unifié. Et pour cause : On ne sait pas encore quoi enseigner exactement. Le tutorat semble par conséquent se développer.</p>
<p><strong>L&#8217;expérience pratique s&#8217;acquiert sur le terrain, en équipe</strong>. Par essence, le  UX designer travaille sur le projet des autres, avec les autres. Il ne produit rien à lui seul. Son travail est purement intellectuel. Pour s&#8217;imprégner des projets, nourrir sa réflexion et se forger une expertise, seul le travail en collaboration  renforce nos connaissances.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.linearis.fr/le-ux-design-explique-au-docteur-watson/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

