Voici ce que nous propose Adobe pour mettre à jour, voire acheter, sa suite logicielle :
Franchement, la différence de prix avec les états unis de l’amérique commence tout doucement à me faire monter la moutarde au nez. Les alternatives se multiplient, Microsoft en tête, et quand je me remémore ma déception devant les promesses non tenues de la CS3, je ne pense pas passer le cap de la 4…
Adobe se moque du graphisme comme d’une guigne depuis la sortie de Flex qui est leur priorité, il n’est pas question que je finance leur ambitions dans les systèmes d’exploitations nomades. Je reste avec Inkscape et Gimp, en me désolant pour mes amis qui travaillent pour l’impression.
Quand à Flash 10, et bien c’est une absolue merveille. J’admet (du bout des lèvres) que ça les vaut…comme quoi !
source : http://www.my-os.net/blog/index.php?2008/09/23/1120-adobe-lance-cs4
Pour mon retour de vacances, j’annonce un nouvel article au titre macabre. Rassurez vous, il ne s’agit pas d’autre chose que de technique, et cette annonce est en vérité plutôt salutaire :
Andy Budd, le fondateur de l’agence Clearleft à l’origine du logiciel de test d’utilisabilité Silverback, exprime dans une interview sur Sitepoint son point de vue sur l’évolution du métier de webdesigner. Il nous assène une bonne et une mauvaise nouvelle en une seule phrase : « I think CSS, to a certain extent, has run its course » (Je pense que les CSS, dans une certaine mesure, on atteint le bout de la route).
Effectivement, après tant de temps à approfondir sa connaissance du positionnement, du flux, de l’imbrication, avec enfin la possibilité d’amener ses designs à un niveau d’exigence acceptable, voici qu’un ténor de la promotion des CSS semble jouer avec nos nerfs et notre précieux temps. Où veut-il en venir, et pourquoi cette mauvaise nouvelle ?
Pour comprendre pourquoi les designers vont devoir abandonner la pratique des CSS, et collatéralement le HTML, rien ne vaut un bon schéma :
Ce genre de processus existe déjà. Pour séparer le contenu de la forme, on publie le contenu en XML. Selon le terminal qui voudra afficher ce contenu, ce dernier sera parsé (« transformé ») pour lui. Pour un navigateur classique sur un ordinateur, c’est XSLT, un langage de style pour XML, qui va générer la feuille de style CSS.
Ce processus sera identique pour chaque support, lequel utilisera son propre parser pour interpréter notre fameuse charte.
Qu’en est-il de l’intégration dans ce cas, qui était la plupart du temps confié au webdesigner, sinon à un intégrateur XHTML. Ce dernier va-t-il disparaître ? Pour autant que l’on puisse le prévoir, oui, il va se fondre dans les développeurs front office, lesquels sont d’ailleurs déjà bien représentés par d’anciens intégrateurs qui se sont mis à javascript lors de l’apparition d’Ajax.
Je n’ai pas pu trouver de chiffres sur cette mutation, sinon l’analyse qu’en fait l’association Designer Interactif au fil de leurs discussions et de leurs sondages en ligne. Mais il semble que cela se confirme de plus en plus.
C’est ce que j’estimais être la bonne nouvelle : enfin débarrassé de l’intégration, du carcan technique, comme peut l’être un DA print, lesquels ont eu la chance de ne pas avoir à apprendre le langage postscript pour communiquer avec les flasheuses offset. Reste uniquement la créa et la connaissance du medium. En réalité j’attends ça depuis longtemps, mais il a fallu attendre la standardisation du web et la maturité des métiers pour en arriver là.
Souvenez vous de 1996 et des premières évocations d’internet dans les journaux télé (vous savez, cette grosse boite ou on choisit pas son programme). On nous y parlait de liens hypertextes, de réseau mondial, de document électronique, on mélangeait tout ça avec les cédéroms…
Le terme document, associé au gifs animés, aux contenus en flash, et bien sûr à l’idée de l’ordinateur vidéo-ludique comme on l’appelait à l’époque, a laissé penser aux ignorants qu’Internet, c’est comme du papier, mais qui bouge dessus, avec des couleurs chatoyantes, interactif et multimédia en somme. Aussi pratique qu’un livre, mais encore plus riche. Imaginez la déception des ces aspirants internautes quand ils se sont retrouvé face à un navigateur poussif sur un gros écran cathodique.
On a depuis demandé à l’informatique de s’adapter. Ordinateurs portables, écrans plats, et dernièrement mini-pc portables avec un écran de 7 pouces. Internet aussi s’est adapté, via ses navigateurs et ses technologies associées, mais fondamentalement, la configuration est restée la même : on est assis et on navigue sur un objet dédié, tandis qu’on bouquine en mangeant, sur son canapé, dans la piscine ou que sais-je encore. Et l’on cherche parallèlement à singer le livre en détournant un ordinateur pour le rendre plus petit, plus pratique, moins fatiguant, plus manipulable…le ebook est un vieux fantasme pour faire rêver Amazon et faire peur aux petits éditeurs.
Et puis tout à coup il y a eu le film « Minority report »
Quel rapport entre mon aspiration d’un sympathique petit livre de poche interactif et cette usine à gaz immense de science fiction ?
Et bien figurez vous que ce n’est pas de la science fiction. Ces procédés existent déjà au stade expérimental :
par exemple celle ci :
Holographic Interactivity
C’est encore très loin du livre me direz vous, je m’égare. Le toucher du papier, le froissage, le cornage, le gribouillage, nous voulons tout ça, nous voulons du papier qui bouge ! Notre attente initiale était légitime !
Pour une fois, la réponse ne vient pas des super ingénieurs de la nasa. Elle vient de petits malins. Dans leur garage, comme Steve Jobs et Wozniack. Face à la débauche de promesses d’écrans tactiles en tous genres, de projecteurs miniatures, de reconnaissance de mouvement, toute une tribu d’amateur s’est mise en tête d’avoir les interfaces de demain là tout de suite maintenant. Le geek est un impatient, et le film de Spielberg lui a mis l’eau à la bouche. Alors avec les moyens du bord, un ordinateur de bureau, une webcam, des ciseaux et enfin, surtout, du papier…
Mes préférés, ce sont ceux-ci :
MTmini
Du papier, du carton, des ciseaux, et pour 50$ on a du papier interactif. Et voici un challenger intéressant :
digital touch paper
Je suis personnellement particulièrement sensible à ce « Do It Yourself » User Interface….L’ordinateur fait à la maison, sur place, avec les moyens du bord. Dans un futur pas si lointain, j’espère pouvoir trimbaler avec moi un petit terminal ferait de n’importe quoi son écran, son clavier, son lecteur mp3….voyez plutôt :
DisplayObjects
Je vous invite aussi à consulter celle-ci : Paper Windows
Je me fais étrangement une joie de m’imaginer soulevant des montagnes de dossiers au milieu de tasse de café en râlant parce que j’ai perdu mon écran préféré (celui en papier vergé 180 grammes), ou attraper un torchon de vaisselle pour montrer une vidéo vite fait à un copain dans sa cuisine…
L’utilisabilité peut être décidée par l’utilisateur. Toute la technologie et les angoisses qu’elles génèrent peuvent disparaitre. Plus d’habileté, plus d’apprentissages spécifiques remis en cause tous les 5 ans, une technologie invisible.
Le design interactif est aujourd’hui aux premières loges pour apporter une solution à ces interfaces de demain. La multiplication des supports a déjà commencé avec l’explosion de l’internet mobile introduite par le raz de marée Iphone et les nouveaux forfaits illimités. Il faut dés maintenant penser les contenus pour ces nouveaux formats, l’ère du pixel touchant à sa fin…
Un prochain article abordera à ce sujet la mort annoncée des css pour le webdesigner.