Interface adaptatives
Le projet SUPPLE de l’Université de Washington propose une application d’interface qui s’adapte à l’utilisateur selon l’usage qu’il en fait : selon ses capacités motrices, l’agencement des composants évolue pour une présentation personnalisée.
Les déficients moteurs n’ont par exemple pas tous les mêmes difficultés selon qu’ils utilisent une souris ou un trackball (boule directionnelle) ou exclusivement le clavier. Ainsi, certains auront plus de facilité à manipuler peu de boutons pour peu de mouvements, tandis que d’autres auront plutôt besoin d’avoir une vue d’ensemble plus générale de l’ensemble des fonctions.
En analysant l’usage quotidien, le logiciel va proposer une disposition basée sur les capacités et les préférences de chacun :
C’est une innovation à rapprocher de celle qui a fait débat l’an dernier, réalisée par le MIT . Cette dernière proposait une version différente d’un site internet basée sur le nombre de clics sur certaines sections des pages, qui permettait de dresser un profil cognitif. Bien que jugée intéressante, cette approche a été critiquée car elle ôte trop de contrôle à l’utilisateur.
Nous arrivons à un stade où on commence à bien connaitre et mesurer les utilisateurs. Les interfaces dites « intelligentes » commencent à être répandues, l’exemple le plus courant étant les recommandations d’articles des sites e-commerce, ou simplement la sélection de la dernière police utilisée dans Word !
Des pistes émergent pour pousser les interfaces au paradigme suivant : les interfaces émotionnelles. Les ordinateurs vont vouloir savoir si vous êtes contents…qui sait si nous n’auront pas à résoudre des bugs de chantage affectif !


