Catégories :

Les nouvelles technologies et leur public.

De retour du Salon des Nouvelles Technologies de Colmar où je tenais un stand en compagnie de l’agence Willow, je me faisais quelques réflexions sur la représentation qu’en ont les non-professionnels.

En premier lieu, il apparait, au vu de la planification du salon, que les organisateurs ne comptaient aucun professionnel du domaine des nouvelles technologies, : communication ciblée grand public (on a même vu des presses pleine page dans des magazines pour moins de 10 ans), sélection des exposants hasardeuse (ou désespérée, au remplissage), et répartition dangereuse (c’est toujours désolant d’être à 2 mètres de son concurrent). Quant à savoir si c’est leur professionnalisme dans son ensemble qui est en cause, je ne m’avancerais pas sur ce terrain.

Échec, donc, la fréquentation n’ayant pris que légèrement le troisième jour, attirant un public de badauds complètement largués au milieu de stands présentant en grande majorité des services B2B. Les conférences ont fait un flop, les chaises étant préférentiellement occupées par des femmes enceintes qui trouvaient ainsi où s’assoir. Comment ne pas les comprendre ?

Le vide sidéral des allées au plus fort du samedi...

 

 

Les nouvelles technologies, pour le grand public, ce sont celles qu’il vient de commencer à utiliser, celles qui sont arrivées à maturité, qui sont visibles, tangibles, attendues, et bien sûr, dont l’usage a été défriché par les early-adopters. En gros, sur ce salon, la nouvelle technologie, c’était la Wii qui frôle les 2 ans d’existence. Au mieux, le public aura compris l’intérêt des écrans tactiles parce que la sncf en a depuis longtemps et qu’on en parle beaucoup depuis l’Iphone, qui est un peu moins vieux que la fameuse console.

Alors bien sûr dans la communication nous sommes présents sur les NTIC, nous sommes déjà après le filtre de leur conception, mais ce que nous vendons est invisible tant qu’il n’est pas concrétisé. Nous ne sommes qu’un potentiel, et peu importe le dynamisme que nous avons pu avoir sur le suivi des nouveaux médias, ils finissent toujours par paraitre ancien, nous condamnant à vendre ce potentiel. Ceci ne posant pas de problème aux clients aguerris, les nouveaux, ceux qui commencent, ceux qui se sont passé de com’ pendant longtemps, tous ceux qui n’ont pas cette culture ou cette formation, ceux là sont dubitatifs.

La parade actuelle est de faire une démo de son potentiel. Montrer l’interface de son CMS est une grande tendance, si on a un concept un tant soit peu nouveau, il est cependant visible. Surement faudra-t-il penser à porter le principe sur nos mobiles, nos terminaux en tous genre, voire nos projecteurs. Je pense fortement au marketing mobile qui se profile pour l’horizon 2009, il est urgent d’anticiper l’art de vendre non plus uniquement de l’immatériel, mais du virtuel.

Laissez un commentaire

S’abonner au flux RSS

S’abonner par email

Votre adresse mail: